Problématique identifiée Comment cela se caractérise Impact dans notre vie personnelle
10 conseils pour décrocher du numérique au quotidien
Activités sans partage : guide des bonnes pratiques
Mise en contexte Le partage de sa vie sur les réseaux sociaux est devenu une pratique courante : de nombreux utilisateurs partagent des moments de leur quotidien, des activités sociales, des voyages et des réussites, etc. pour obtenir la validation sociale. Beaucoup d’entre eux transforment ainsi leurs activités en séances photos et en publications, souvent au détriment de l’instant présent vécu avec leurs proches. Avec leurs photos soigneusement sélectionnées et leurs accroches réfléchies, ces utilisateurs projettent une image idéalisée de leur vie. Étant étudiante en communication, j’ai conçu le projet Activités sans partage pour amener les gens à réfléchir aux raisons qui les poussent à partager leur vie en ligne et les sensibiliser à l’influence des réseaux sociaux sur leur estime de soi et leur image de soi. Mon projet vise à explorer deux problématiques : la valorisation de soi sur les réseaux sociaux et l’instantanéité dans la médiatisation d’expériences personnelles. Pour ce faire, j’accompagne trois participants de mon entourage qui publient régulièrement des moments de leur vie en ligne. Je propose à chacun d’eux de choisir une activité ayant une valeur significative et, le temps de cette expérience, de relever un défi : laisser leur téléphone dans leur voiture et ne rien publier en direct de l’activité. L’usage d’un appareil photo Polaroid est permis pour immortaliser cette expérience, mais le partage de cette image ne se fera qu’après l’activité, si les participants le souhaitent. À la suite des activités, je mène trois entrevues individuelles d’environ 45 à 60 minutes chacune pour recueillir les impressions des participants. Les thèmes abordés incluent : Lors de ces entretiens, je partage des informations clés issues d’études et de revues scientifiques pour enrichir les échanges et éclairer certaines réponses des participants. Composé de plusieurs thèmes et sections « Savais-tu que… », le guide d’animation que j’ai conçu s’adresse ainsi à toute personne souhaitant soutenir un proche hyperconnecté, en l’aidant à s’interroger sur son usage des réseaux sociaux. En effet, il propose une série de questions qui vous permettront d’entamer un dialogue bienveillant et sans jugement avec votre proche. À la suite des entrevues individuelles, je remets un guide de bonnes pratiques aux participants. Celui-ci est composé de plusieurs sections, soit : Ce guide a donc pour but de poursuivre les réflexions amorcées lors des entretiens, en proposant des activités et des conseils pratiques pour inviter votre proche à bâtir et à maintenir une relation saine avec les réseaux sociaux. Si vous souhaitez vivre cette expérience qui allie activité sans partage et discussion enrichissante, je vous invite à utiliser le présent guide de bonnes pratiques et à l’adapter à votre situation au besoin.
Balado : Le mirage
Le balado est informatif, j’avais donc besoin de recevoir des retours sur celui-ci afin de compléter mon bilan de projet. Je leur ai donc demandé leur avis et ce qu’ils pensent du sujet évoqué à l’oral pour, par la suite, retranscrire par écrit leurs pensées.
Campagne de financement annuelle du CSI
Les organisations, nouvelles sources de dons Introduction Dans le cadre de notre cours de communication stratégique internationale, un mandat nous a été confié par le Carrefour de Solidarité Internationale (CSI). Le CSI est une organisation non gouvernementale basée au Québec, qui rassemble des acteurs et des partenaires de l’Estrie et d’outremer pour mener des actions de solidarité internationale et d’éducation à la citoyenneté mondiale. En adoptant une approche inclusive, le CSI s’investit en faveur de l’égalité, de la justice sociale et de l’environnement, tant localement qu’à l’échelle mondiale (CSI, 2024). Le CSI a été créé en 1976 et a développé ses propres projets dès 1990. De plus, afin de ne plus être dépendant financièrement, l’organisation a créé en 2012 la fondation du CSI qui lui fournit les fonds nécessaires à ses activités. En 2015, le CSI établit une co-gestion de l’organisation dans laquelle ils favorisent une gestion horizontale où les sept membres permanents sont égalitaires (CSI, 2024). Cela signifie qu’ils ont des responsabilités égales et partagent le pouvoir de décision de manière équitable. En ce qui concerne notre travail, notre objectif est de créer une stratégie de communication innovante pour aider le CSI à récolter plus de dons dans le cadre de sa campagne de financement annuelle. Dans ce document, nous allons vous présenter les différents outils stratégiques que nous avons développés. Tout d’abord, nous expliquerons qui est le CSI, ce qu’il fait, et les enjeux internationaux auxquels il doit faire face. Ensuite, nous vous dévoilerons notre stratégie globale, qui se concentre sur les entreprises et leurs employés. Nous développerons également les outils de communication que nous souhaitons utiliser, tels que les mèmes, les vidéos, et les histoires. Enfin, nous terminerons par une analyse réflexive sur un enjeu stratégique que le CSI doit prendre en compte dans sa communication. Problématique Le Carrefour de Solidarité Internationale a donc fait appel à nous afin de les aider à développer leur campagne de financement annuelle. Cet organisme de coopération internationale agit dans des projets solidaires à long terme visant à réduire les inégalités sociales entre les pays du Nord et du Sud. Il s’agit donc bien d’une solidarité internationale et non d’une aide humanitaire. Cette dernière intervient en cas de crise sanitaire, alimentaire ou de catastrophe naturelle, nécessitant une assistance immédiate à une population donnée. Le CSI « mobilise des acteurs et partenaires de l’Estrie et d’outremer dans des actions de solidarité internationale et d’éducation à la citoyenneté mondiale. Par son approche inclusive, le CSI s’engage pour l’égalité, la justice sociale et l’environnement, ici comme ailleurs. » À travers cette mission, le CSI véhicule quatre valeurs : la solidarité, le partenariat et la coopération, la justice sociale, la démocratie te participation citoyenne (CSI, 2024). Il opère dans trois secteurs d’activités : l’éducation à la citoyenneté mondiale (ECM), les stages, et les projets internationaux (POM). Le premier domaine vise principalement les adolescents de treize à dix-sept ans, en proposant diverses activités telles que des ateliers sur le commerce équitable, des programmes jeunesse, ainsi qu’une simulation de l’Assemblée générale des Nations unies. Quant au volet des stages, il offre des opportunités de volontariat à l’étranger, des stages plus institutionnels, ou des missions internes au sein du CSI. Enfin, le domaine qui retient le plus notre attention pour ce mandat concerne les projets internationaux de développement auprès des communautés affectées par l’inégalité et la pauvreté. Le CSI est notamment actif au Mali, au Pérou, au Nicaragua et en Haïti (CSI, 2024). Au Mali, le CSI travaille avec l’association Kilabo depuis 1990 (CSI, 2024). Le but de ce partenariat est d’améliorer la qualité de vie des familles paysannes grâce à deux projets. Le premier, « Djonkoli kènè », promeut l’entrepreneuriat comme solution pour permettre aux femmes et aux jeunes de subvenir à leurs besoins fondamentaux. En effet, le Mali subit une crise multidimensionnelle qui empêche la population à répondre à ses besoins essentiels et avoir un niveau de vie suffisant. Les femmes et les jeunes sont les plus touchés par cette crise. Le deuxième projet intitulé « Janto Sigida La » concerne la sécurité 3alimentaire au Mali. Le but est d’intégrer des pratiques agroforestières durables afin de créer un avenir plus vert et nourrissant pour les communautés rurales locales (CSI, 2024). Depuis 1993, le CSI travaille également avec l’organisme « Ayni Desarrollo ». Cette organisation est basée à Lima et œuvre dans le développement des communautés rurales et urbaines de la province de La Convencion (Cusco) et du district de Comas (Lima). Le but de cette collaboration avec le CSI est de lutter pour une plus grande égalité des genres au Pérou. Les deux organismes travaillent donc notamment en santé et services sociaux, en économie sociale ainsi qu’en défense et promotion du droit des femmes (CSI, 2024). Ces mêmes enjeux sont également au cœur de la collaboration entre le CSI et l’organisme INPRHU-Somoto opérant au Nicaragua. Ils se concentrent aussi sur les problèmes environnementaux que peut rencontrer la population. En effet, il faut aider les paysans à travailler de façon bio-intensive dans un pays qui fait face à de nombreux défis tels que la déforestation, les changements climatiques, l’érosion côtière et la perte de biodiversité (CSI, 2024). Il s’agit donc d’adapter les actions et modes de vie en réponse aux changements climatiques dans ces régions. Enfin, en Haïti, c’est avec l’IRATAM que le CSI travaille depuis 2011. Ils viennent en aide aux coopérations agricoles. Le but est de favoriser une approche durable durant la production, la conservation, la transformation et la commercialisation de leurs aliments, tout en étant adapté aux besoins et aux réalités subies par la population du Nord-Est d’Haïti (CSI, 2024). Ils développent également, grâce au projet « JADEN NOU SE VANT NOU » qui signifie « notre jardin, notre sécurité alimentaire », de nouvelles méthodes agricoles plus résistantes aux changements climatiques. En effet, la région fait face à un réel enjeu territorial, car c’est un paysage montagneux victime de glissements de terrain entrainant la destruction des champs (CSI, 2024). Axes stratégiques de communication
Analyse critique de communication politique
Le gouvernement Trudeau a récemment annoncé, lors d’une conférence de presse de rentrée, plusieurs mesures durcissant nettement les politiques migratoires concernant le travail, plaçant ainsi l’immigration comme un enjeu d’actualité majeur. Parmi ces mesures, un quota maximal de 10% de travailleurs étrangers dans chaque entreprise, la limitation des travailleurs étrangers sur les emplois à bas salaire, ou encore la réduction du permis de travail à un an maximum (Pirro, 2024). Historiquement, le Parti libéral du Canada (PLC), sous la direction de Justin Trudeau, s’est distingué par un discours d’ouverture en matière d’immigration, promouvant l’accueil de travailleurs étrangers pour stimuler l’économie et pallier la pénurie de main-d’œuvre (Statistique Canada, 2022), et ce notamment depuis la pandémie de coronavirus. Cette politique a, au fil du temps, fait l’objet d’un nombre croissant de critiques. En opposition avec le PLC, le Parti Conservateur (PCC) défend depuis plusieurs années une réduction du taux de travailleurs étrangers temporaires (St-Pierre, 2024), et juge la ligne politique tenue jusqu’ici par le gouvernement Trudeau trop laxiste et néfaste pour certains services publics, ou encore pour l’accès au logement et à l’emploi des Canadiens. Cet argumentaire, ainsi que les préoccupations liées à la capacité d’intégration des travailleurs étrangers constituent également les principaux griefs émis par l’opinion publique et la majeure partie des partis politiques canadiens à l’encontre du discours tenu jusqu’ici par le PLC. Pierre Poilièvre, le chef du PCC, a même qualifié la situation au Québec de « point de rupture » (Proulx, 2024). Le Bloc Québécois s’est lui aussi montré critique quant aux politiques migratoires en matière de travail et mentionne l’importance d’une modération du nombre d’arrivants (Beaupuy, 2024). Les annonces récentes marquent un changement de cap avec le positionnement affiché jusqu’alors par le PLC, et un rapprochement avec la ligne d’autres partis politiques canadiens. Comment comprendre la nouvelle stratégie du PLC ? La communication d’un politicien sur une thématique s’articule autour d’un cadrage, consistant à sélectionner certains aspects d’un sujet et à les mettre en avant pour orienter la perception du public (Entman, 2009). Ainsi, au travers d’une conférence de presse, Justin Trudeau a justifié son nouveau positionnement de durcissement migratoire par la réduction des difficultés socio-économiques des Canadiens comme l’accès à l’emploi ou au logement, cadrant son discours de façon à promouvoir la priorité nationale (« c’est le moment d’embaucher des canadiens », « pour les besoins des Canadiens, les besoins de notre économie », La Presse, 2024). En utilisant le canal de communication formel qu’est la conférence de presse, et en présentant ces nouvelles mesures comme « aussi logiques que possible » (La Presse, 2024), donc sous l’angle de la rationalité, Trudeau semble vouloir donner un caractère solennel et sérieux à son propos pour renforcer son ethos, c’est-à-dire sa capacité à montrer une « image de soi favorable en vue de lui conférer crédibilité et autorité » (Amossy, 1999, cité dans Vossen, 2019). Par ailleurs, à travers ce changement de cadrage, Justin Trudeau impose un contexte et promeut une « interprétation causale » (Entman, 1993 cité dans Hébert et Giasson, 2024) de la thématique d’ordinaire majoritairement utilisés par le PCC. Justin Trudeau touche des « cordes sensibles » (Benford et al., 2012), c’est-à-dire un argumentaire intellectuellement plausible et convaincant pour l’audience conservatrice. Il semble ainsi utiliser une fonction instrumentale de la communication politique (Gerstlé et Piar, 2010) en ce sens que ce recadrage discursif pourrait être interprété comme un objectif d’élargissement de sa cible électorale. En conclusion, Justin Trudeau, et à travers lui le PLC, semble vouloir profiter de ces annonces pour recadrer son discours et élargir son électorat, ainsi que renforcer son ethos, donc sa crédibilité. La mobilisation d’arguments accordés aux préoccupations et aux réalités perçues par l’électorat conservateur, et axés sur la « logique » peut sembler pertinente pour attirer ce nouveau public, en vue des prochaines élections. Toutefois, cette stratégie de communication peut s’avérer à double tranchant. En cherchant à séduire un électorat conservateur, Trudeau pourrait donner l’image d’un parti instable et opportuniste, fragilisant son soutien électoral traditionnel.